Dak artiste

Née en 1968,

je peins des toiles de tout format à l’acrylique et au marqueur, essentiellement avec des couleurs primaires.

Des chroniques politiques sociales et du quotidien.

nice
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Des portraits de personnages de tous les jours.

Des illustrations et portraits psychédéliques faites sur mon smartphone à partir de photos, que j’imprime après et dont je m’inspire des fois pour de nouvelles toiles…


En contraste à cette mise en image fixe du monde, je fait des « live-vidéos » où se mélangent caméras, larsens et effets vidéo.
C’est un jeu où le réel se transforme flux de peinture abstraite et interactive.


Je récupère aussi toutes sortes d’objets, reflet ou reflux de notre monde.
que j’assemble, enrobe, pour en extirper des formes vaguement humaines ou animales,
fantômes de notre société de consommation.

Les années découverte.

En 1984 j’habite Mâcon, j’ai 16 ans,
 je quitte l’école et me lance dans l’animation de quartier.
Puis  je pars sur Avignon,comme objecteur de conscience .
J’y vis 4 ans  où je découvre et expérimente au gré de mes rencontres: 
la peinture, le collage, la sculpture, la bombe,
mes premières performances, premières expos et  ma première vente.
Je fais des séries de peinture sur format raisin, à la gouache,
des fresques à la bombe, des collages photo
et une série de sculptures faites avec de la récup, scotch, film plastique, bombe.
Je décide de devenir artiste sans trop savoir comment.
Professionnellement j’enchaine des emplois précaires.
Je forge aussi mes premières émotions artistiques .
(Di Rosa,Combas,Ben,wahrol,Duchamp, Basquiat)

Les années pub

En 1990 j’emménage sur les pentes de la Croix Rousse à Lyon,
Un quartier alternatif.
Je rencontre pas mal d’artistes et participe à quelques expos.
Avec une graphiste je découvre le Mac et photoshop, adobe première.
Nous montons un projet de studio de création graphique ensemble,
c’est le Studio Dakodak.
Je travaille sur l’entretien informatique et sur la création » brute ».
La publicité, à l’époque  finance toutes sortes de projets créatifs.
Je peins des cartons contrecollé, avec beaucoup de matière
(boulon , découpage, objet divers).
Je commence à vendre quelques peintures, sculptures et illustrations numériques.
A cette époque je découvre la biennale d’art contemporain de Lyon
ou je découvre Tingueli, klein, Arman et tout un tas d’artistes.

Les années organisateur

En 1995, la production prend le pas sur la création,
 le RMI devient le socle de mon modèle économique et de développement artistique.
On s’organise en association à la campagne.
C’est l’atelier studio Dékapé
(un hangar en Bresse puis une ancienne usine de mise en bouteille dans le Beaujolais).
J’obtiens 2 emplois jeunes (dont un pour moi)
 pour gérer ce nouveau lieu de création convivial.
La musique électronique est arrivée, c’est un terreau créatif fabuleux.
Je réalise des projections visuelles,
je me transforme en organisateur dans toutes sortes d’endroits
(grandes salles officielles, squatt, freeparty, mjc, mairie, boîtes…).
Cette période est marquée par la rencontre de nombres de musiciens de vidéastes,
de peintres, connus, pas connus, toujours inconnus…
C’est aussi  la découverte de la scène, du spectacle, des publics, de la foule,

Les années V.J.
En 2002 les temps politiques changent, mon emploi jeune s’arrête
le mouvement free party se radicalise et gérer un lieu alternatif  devient difficile,.
Avec sophie rived , nous développons le concept de « live vidéo déko expo ».
Un camion  peint à la main rempli,
 de machines analogiques, PC, cartons isorel peints à la peinture à carrosserie).
capable de s’adapter à tout espace en peu de temps et par tout temps.
J’ai un large réseau d’artistes et  d’associations qui me font jouer.
Je réalise aussi des sites internet avec des artistes,
notamment à travers le logiciel de création et de programmation flash.
Nous déménageons dans un village en zone périurbaine de Toulouse.
C’est la galerie dékapé,
Nous sommes deux artistes ayant chacun notre habitation et atelier sur place,
et c’est autour de nos créations et rencontres que s’organise l’association
puisque nous en sommes de fait les  bénévoles permanents.

Les années voyage

En 2005 après des années spectacle,
j’attaque de grande toile à la peinture à carrosserie dont j’ai un stock inépuisable.
Je travaille et retravaille mes sculptures à base de récupération
et de crépi pour uniformiser les matériaux.
En 2007 agrandissement des espaces associatifs,
dorénavant nous pouvons aussi faire des éventements musicaux ou plus festifs.
Je crée une galerie virtuelle sur second life. 
j’organise des événements réels  retransmis sur internet  et vice et versa.
Je fais deux voyages en Thaïlande en pleine révolution des « rouges »,
mon premier voyage hors Europe,
 ma première rencontre avec le tiers monde, la dictature, le tourisme de masse.
Je produis à cette occasion un blog,
des carnets de dessins et une série de toiles à l’acrylique de format moyen ( genre 60X60) .
 Je ne supporte plus les peintures aérosols…

Les années débats

de 2011 à 2016,
ma vie à la Galerie Dékapé est rythmée par l’organisation de débats citoyens.
Cela a poussé  mes réflexions, ma connaissance sociétale et inspiré ma peinture.
Je suis davantage dans l’observation singulière que dans la revendication particulière.
Je peins des faits divers, des portraits, des musiciens,des scènes de foules,des nus,
quelques fois des toiles plus psychédéliques, plus déco.
De petits formats;
 mais je reviens très vite au grand format (2m par 1m par exemple) à  l’acrylique.
La gestion de mon atelier par un biais associatif
 crée une dynamique de rencontre et permet son autofinancement,
tout en me laissant libre dans ma création.
C’est  un modèle économique décroissant efficient mais qui  m’ enferme un peu.
Aujourd’hui, j’ai ‘envie de montrer ma peinture ailleurs, différemment.